Archive | 1 avril 2013

Crime et châtiment de Fiodor Dostoïevski

Un jour, dans le cadre d’une formation à l’INA, on m’a demandé de lire « Crime et châtiment » de Dostoïevski. Vous pensez, un pavé d’à peine sept cents pages, j’en fus horrifiée ! Seulement, me croirez-vous, je l’ai ouvert pour ne plus le lâcher jusqu’à la dernière ligne ! Je suis incapable de vous décrire toutes les sensations que j’ai ressenties à cette lecture, cependant, je vais tenter de m’en rapprocher :
Quel talent, quelle maîtrise, sont les mots qui me viennent ! J’ai tremblé au fil des pages qui m’ont révélé un Raskolnikov bouleversant de folie pure, mais aussi d’humanité douloureuse. Un chef d’œuvre et bien plus que cela : une histoire intense et inoubliable. A lire et à relire. « Crime et châtiment » est un monument de la littérature pour ses prouesses en qualités d’écriture, mais aussi pour la profondeur de la réflexion qu’il nous livre.

Mon petit résumé :
Raskolnikov, étudiant désœuvré et rêveur solitaire, vit dans la misère des bas-fonds de Saint-Pétersbourg. Sa sœur est sur le point d’épouser un rustre pour aider sa famille. Il décide alors, pour la sauver de ce mariage malheureux, d’assassiner une vieille usurière afin de lui voler son pécule…
Mais son acte criminel ne se déroule pas comme prévu : certes il tue l’usurière, mais incidemment, il supprime aussi sa sœur. De surcroît, le butin est beaucoup plus maigre qu’il l’avait imaginé. Perturbé, il rentre chez lui et sombre dans une fièvre délirante. Il se croyait surhomme et découvre brutalement qu’il n’est qu’un homme. Hanté par les meurtres qu’il a commis, le jeune homme adopte un comportement incohérent et il se rend à plusieurs reprises chez le juge Porphyre, éveillant ainsi les soupçons de celui-ci, qui arbore dés lors, pour le confondre, une approche psychologique agitatrice et totalement actuelle. Car bien qu’il soit convaincu de la culpabilité de Raskolnikov, il ambitionne d’obtenir de lui des aveux complets.
Raskolnikov fait alors la connaissance de Sonia, une jeune prostituée qui vend son corps pour faire face à la misère de son foyer. Auparavant, Raskolnikov tentait de dominer par son mépris ce genre de personne ; à ce moment, il est ému par la générosité et la bienveillance de Sonia. Il lui confesse son crime, et elle le pousse à se livrer à la justice. Il est alors condamné à la déportation en Sibérie.