Archive | 3 avril 2013

Le fil invisible

Le fil invisible

Le fil invisible

Le fil invisible fut mon premier roman. Je l’ai écrit la nuit, le seul moment où J’avais du temps. Mon style d’écriture a évidemment évolué au cours des années, mais cette histoire me tient à cœur et je serais heureuse de la partager avec vous, et surtout de recevoir vos commentaires…

Présentation de l’éditeur
Parfois, un fil invisible semble relier entre eux certains êtres humains. Ainsi qualifie-t-on parfois le lien qui unit une mère et son enfant, celui qui se tisse entre deux amants ou entre deux inconnus qui, au milieu d’une foule et sans raison apparente, entament tout à coup une discussion qui leur semble n’avoir jamais été interrompue. La force de ce lien est telle qu’on dit qu’il arrive parfois à dépasser les frontières de l’espace et les limites ultimes de la mort, mais ce sont bien sûr ceux qui restent qui professent ces idées. Léa élève seule Jean, son fils unique, autiste, agé de sept ans. Un soir d’hiver, Jean échappe à la vigilance de Léa. Au terme d’une errance effrayée dans la neige, il est renversé, et tué sur le coup, par un chauffard.

Si nous avons des mots pour décrire ceux qui ont perdu un parent, un mari, une épouse, nous n’en avons aucun pour dire l’horreur de l’absence de l’enfant qu’on a porté. Alors, pour sortir de sa dépression, Léa se met en chasse de celui qui a pris la vie de son enfant. Les mois passent et la quête de Léa ne la mène nulle part. Le hasard lui fait croiser la route de Victor, un écrivain à succès qui vient de publier un livre centré autour d’accidents de la route, et ce roman la fascine par la résonance qu’il provoque en elle. Subjuguée par cet homme doux et cultivé qui lui fait la cour, Léa renaît peu à peu à la vie. Celle-ci tisse pour Léa de nouveaux fils, qui se tendent parfois avec une puissance incommensurable, pour le meilleur comme pour le pire. Ce que nous appelons ‘amour’ n’est-il pas une des formes les plus évoluées de la vie ?

Une promesse de Sorj Chalandon

C’est l’histoire d’une prodigieuse amitié et de liens sacrés entre des hommes et des femmes émouvants de simplicité. C’est aussi l’histoire d’un amour immense entre un homme et une femme. C’est un mélange subtil et bouleversant de dignité, de droiture, de fidélité, d’attention, de respect, de serment, de parole donnée, de deuil non fait.
Une promesse entre sept amis, pour tenter de déjouer la plus grande des peurs : la mort.
Au fil de la lecture, je m’en suis posé des questions, quand j’ai fait la connaissance de Fauvette et d’Etienne, ce vieux couple que l’amour n’a pas déserté. Puis petite à petit, de tous les habitants du coin qui viennent chacun à leur tour chez eux, font le tout de la maison, allument la lumière, parlent fort, font le tour du jardin, dressent la table… Mais chut… Je n’en dirai pas plus…
Juste, ce récit fut pour moi un véritable cadeau, pour ses phrases si belles d’émotion, d’originalité, si belles qu’il me fallait les relire.
Une histoire poignante. Une idée excellente !

La quatrième de couverture:
Nous sommes en Mayenne, une maison à l’orée d’un village. Tout est silencieux, les volets fermés et la porte close.
Nuit et jour pourtant, sept amis en franchissent le seuil. Les uns après les autres, chacun son tour et chacun sa tâche. S’accomplit ainsi le serment de sept âmes vives à deux âmes sombres : la parole donnée pour retarder le deuil.
Voici l’histoire d’un mystère et d’une fraternité.