Archive | 4 avril 2013

Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estés

Si je devais conseiller un seul livre, ce serait celui-là.
Dans une autre vie, j’ai dû l’acheter, le prêter, l’offrir, puis le racheter, pour le re-prêter et à nouveau l’offrir une bonne douzaine de fois. Un tel livre, les femmes se l’échangent, le font circuler, comme un cadeau de reconnaissance. Un cadeau d’initiation à un savoir précieux. Aujourd’hui il m’en reste un exemplaire, et je me le garde. Cependant, je vous le recommande chaleureusement : c’est de mon livre de chevet dont je vous parle.

Je pense sincèrement que toutes les femmes devraient lire ce livre à un moment de leur vie. Et tous les hommes aussi d’ailleurs. Curieusement, il soulage ses lecteurs. Clara Pinkola Estes est une fabuleuse conteuse. Les images qu’elle nous livre sont extrêmement fortes, elles apprennent à mieux se souvenir de ses rêves… à se rapprocher du soi instinctuel féminin, « la femme sauvage » que des siècles de civilisation ont essayé de changer, de faire taire, d’aliéner. Chacun de ses contes est un passage vers la connaissance de soi.
Chaque lecture nous ouvre à un nouveau point de vue.

La quatrième de couverture :
« Chaque femme porte en elle une force naturelle riche de dons créateurs, de bons instincts et d’un savoir immémorial. Chaque femme a en elle la Femme Sauvage. Mais la Femme Sauvage, comme la nature sauvage, comme l’animal sauvage, est victime de la civilisation. La société, la culture la traquent, la capturent, la musellent, afin qu’elle entre dans le moule réducteur des rôles qui lui sont assignés et ne puisse entendre la voix généreuse issue de son âme profonde. Pourtant, si éloignées que nous soyons de la Femme Sauvage, notre nature instinctuelle, nous sentons sa présence. Nous la rencontrons dans nos rêves, dans notre psyché. Nous entendons son appel. C’est à nous d’y répondre, de retourner vers elle dont nous avons, au fond de nous-mêmes, tant envie et tant besoin.

De par sa double tradition de psychanalyste et de conteuse, Clarissa Pinkola Estés nous aide à entreprendre la démarche grâce à cet ouvrage unique, parcouru par le souffle d’une immense générosité. A travers les  » fouilles psycho-archéologiques  » des ruines de l’inconscient féminin qu’elle
effectue depuis plus de vingt ans, elle nous montre la route en faisant appel aux mythes universels et aux contes de toutes les cultures, de la Vierge Marie à Vénus, de Barbe-Bleue à la Petite Marchande d’allumettes. »

Ne comptez pas le dévorer d’une traite, c’est impossible !
On le lit par petits bouts, de préférence quand on est fatigué, triste, déçu, ou mélancolique. Il apporte réconfort et apaisement.

Il faut que je vous dise

Il faut que je vous dise

Il faut que je vous dise

Un livre poignant et sensible sur la vie et la mort, sur le manque de l’autre et la solitude. Peut-on dire la vérité en toutes circonstances ?

La quatrième de couverture :
Quentin est malheureux et brisé. Marianne, son amour de toujours, vient de mourir. Comment l’annoncer à leurs deux enfants et survivre à cette perte douloureuse ? Une idée extraordinaire jaillit dans sa tête. Normal me direz-vous quand on est un grand magicien comme lui, qui met alors en place toutes les astuces possibles et imaginables pour cacher l’absence de Marianne. Mais ce mensonge d’amour, aussi terrible que cruel, l’aidera t-il à surmonter cette terrible épreuve et à continuer à vivre ? Et surtout comment va-t-il s’y prendre auprès des enfants ? Continuer à faire semblant et leur mentir ou bien accepter la vérité et leur révéler l’indicible ? Parviendra-t-il enfin à faire son deuil ? Il faut que je vous dise est un sujet délicat fait de tendresse et de sensibilité. Tout en douceur, Marie nous entraîne dans un tourbillon d’émotions où les mondes réels et imaginaires se frôlent avec finesse et pudeur. Un livre à la fois poignant et sensible sur la vie et la mort, sur le manque de l’autre et la solitude.

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Quelques témoignages de lecteurs – je les ai découverts par hasard sur google, j’en fus touchée plus que je ne saurais le dire. Seulement il n’y avait pas de signature. Dommage. Je vous les livre avec une pointe de fierté, je l’avoue.

« Hier soir, j’ai terminé le roman de Marie Souffron « il faut que je vous dise » et, lorsque la dernière page s’est éteinte, j’ai dû le garder quelques instants entre mes mains, tellement je ne pouvais m’en détacher. »

« Tout en douceur, Marie nous entraîne dans un tourbillon d’émotions où les mondes réels et imaginaires se frôlent avec finesse et pudeur. Un livre à la fois poignant et sensible sur la vie et la mort, sur le manque de l’autre et la solitude. »

« Je viens de lire « il faut que je vous dise » de Marie Souffron édité par Laura Mare.
Je ne me souviens pas avoir été emportée si loin par un livre (cela fait pourtant plus de 30 ans que je suis immergée dans la lecture). Le thème est classique mais l’auteure nous fait plonger dans le monde des enfants avec une réalité étonnante dans un univers de rêves. En lisant ce livre, vous remontez le temps, vous comprenez vos chagrins d’enfants, vous auscultez vos chagrins de parents, d’homme, de femme.

573e93e9 Tous les thèmes sont abordés avec une telle sensibilité que tout devient simple, clair.
Ce roman, je ne l’oublierai jamais, il a ouvert des portes qui ne se refermeront plus, il invite à une réflexion poussée sur le deuil, l’amour, la vieillesse, l’enfance.
Malgré la gravité des thèmes abordés, c’est un roman qui se lit d’une traite, vous ne pouvez et n’avez envie de sauter aucune page, besoin de lire chaque mot, de s’en imprégner, chaque nouvelle page est une découverte.
La trame du roman ne retombe jamais, et, à mon avis, Marie a réussi là un roman exceptionnel du début à la fin. »