Archive | 24 avril 2013

Hommes entre eux de Jean-Paul Dubois

Il s’agit ici d’hommes vieillissants, seuls et désespérés. La mort n’est pas loin, l’atmosphère est tendue, l’intrigue réfléchie, la chute pour le moins inattendue, ouverte à toutes sortes d’interprétations.
J’ai lu ce livre habitée par cette idée que la mort, jamais, ne vous oublie ; saisie par ces deux personnages, l’un désemparé, épuisé par la maladie, l’autre solide et plein de vie. La dernière scène est particulièrement puissante, seulement je ne peux décemment rien en dire, pour vous la laisser découvrir. Simplement je vous retranscris une réplique d’un des personnages de Dubois : « Vous avez vu ce que vous avez vu. Maintenant pensez ce que vous voulez. »

C’est un bon roman, avec une analyse fine et subtile des sentiments humains.

Mon résumé
Paul est gravement malade, il sait que la mort est proche. Il veut à tout prix retrouver une femme, sa femme, pour savoir pourquoi elle l’a quitté il y a trois ans, sans aucune explication. Il part au Canada, pour une ultime rencontre avec l’ancien amant d’Anna, un bûcheron vivant reclus dans les bois et se retrouve avec lui prisonnier d’une violente tempête de neige. Les voilà contraints à une drôle de cohabitation. Floyd, l’amant, est un homme calme qui vit de chasse à l’arc et de pêche. Ours solitaire, trappeur au milieu de nulle part, il est à la fois simple et vaguement étrange : il vit grâce à un cœur greffé, celui d’un assassin mort en prison.

Nous voilà portés par la beauté des paysages du grand Nord canadien, et par l’affrontement des deux amants délaissés, guidés vers cette part animale qui gît au fond de chacun d’entre nous.

La quatrième de couverture
Un Français et un Canadien se croisent dans le Grand Nord. Le temps d’une tempête de neige et d’une partie de chasse se tissent entre eux, dans un chalet rouge, de mystérieux liens. Ont-ils été amoureux de la même femme ? Un huis clos étouffant et libérateur où la proie n’est pas là où on le pense…