Archive | avril 2013

La ligne de partage de Nicholas Evans

Je suis sensible aux histoires narrées par Nicolas Evans, ses sujets sont toujours brillants et ils me captivent à coup sûr, comme le fameux « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux ». J’ai lu avec un plaisir certain « Le cercle des loups » et « Le cœur des flammes », deux autres magnifiques romans dont je ferai de prochaines chroniques.

On dit « on choisit ses amis, pas sa famille »

Ce récit nous montre cependant à quel point les liens familiaux sont solides, et comment ils nous construisent, ou nous détruisent.

Il s’agit ici de l’histoire d’une famille unie. Deux adultes qui s’aiment. Deux enfants choyés, dans une famille aimante.

Malheureusement, malgré cet amour mutuel, les parents ne communiquent pas quand cela ne va pas. Ils s’emmurent chacun dans leurs silences, avec toutes leurs bonnes raisons… Et c’est ce mutisme qui brise la famille, entraînant un de leur membre, la jeune Abbie, dans une dérive telle qu’elle aboutit à sa mort, tout simplement. (rassurez-vous, je ne dévoile rien, c’est dit dés le début)

Il n’y a rien de plus tragique ni de moins naturel que de perdre un enfant, ça, je l’ai déjà écrit quelque part… Les gens de cette histoire saignent – dedans, et dehors – Le sang coule. Le leur, et celui des autres. Et ceux qui restent ne seront plus jamais les mêmes.

On entre doucement dans l’univers de cette famille, on se laisse porter par les événements, on comprend, on compatit, on va jusqu’au bout… On imagine à quel point cela pourrait nous arriver. Je vous le confie : j’ai pleuré sur les pages de ce livre.

Le résumé d’Albin Michel
Entre passions et désirs, espoirs et illusions perdues : il y a toujours une ligne de partage…
Un corps encastré sous la glace d’un torrent du Montana. C’est tout ce qu’il reste d’Abbie Cooper, recherchée dans tous les États-Unis pour meurtre et actes « d’éco-terrorisme ». Comment la jeune fille a-t-elle trouvé la mort ? Quelle dérive a pu entraîner l’enfant choyée d’une famille aimante à une fin aussi tragique ? Des rues de New York aux majestueuses Montagnes Rocheuses, La Ligne de partage nous entraîne dans l’histoire d’une famille brisée par la trahison, essayant désespérément de retrouver le bonheur enfui.
Dix ans après L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, le grand retour de Nicholas Evans avec un roman puissant, épique, véritable thriller du cœur humain

Flying,-Bridger-Bowl,-Montana

La quatrième de couverture
Deux skieurs hors-piste dévalent les pentes du Montana. Alors que l’un d’eux fait une chute et tombe dans un ravin, ils retrouvent le cadavre d’une jeune femme, pris dans la neige et la glace. Il s’agit d’Abbie Cooper, en cavale depuis trois ans après avoir été accusée de meurtre. Ses parents, divorcés, sont appelés par le shérif de la ville pour venir à Missoula récupérer le corps pour les funérailles. Nicholas Evans remonte alors le temps, et l’on découvre peu à peu l’histoire d’Abbie, celle de ses parents et de son frère, Josh. Un cocktail de drames, d’histoires d’amour difficiles, de crises de l’adolescence, de chevauchées dans les montagnes, crinières flottant au vent, avec au bout du compte le deuil puis l’apaisement. Si Le partage des passions n’est pas de la graine de best-seller, cela y ressemble bigrement !

Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estés

Si je devais conseiller un seul livre, ce serait celui-là.
Dans une autre vie, j’ai dû l’acheter, le prêter, l’offrir, puis le racheter, pour le re-prêter et à nouveau l’offrir une bonne douzaine de fois. Un tel livre, les femmes se l’échangent, le font circuler, comme un cadeau de reconnaissance. Un cadeau d’initiation à un savoir précieux. Aujourd’hui il m’en reste un exemplaire, et je me le garde. Cependant, je vous le recommande chaleureusement : c’est de mon livre de chevet dont je vous parle.

Je pense sincèrement que toutes les femmes devraient lire ce livre à un moment de leur vie. Et tous les hommes aussi d’ailleurs. Curieusement, il soulage ses lecteurs. Clara Pinkola Estes est une fabuleuse conteuse. Les images qu’elle nous livre sont extrêmement fortes, elles apprennent à mieux se souvenir de ses rêves… à se rapprocher du soi instinctuel féminin, « la femme sauvage » que des siècles de civilisation ont essayé de changer, de faire taire, d’aliéner. Chacun de ses contes est un passage vers la connaissance de soi.
Chaque lecture nous ouvre à un nouveau point de vue.

La quatrième de couverture :
« Chaque femme porte en elle une force naturelle riche de dons créateurs, de bons instincts et d’un savoir immémorial. Chaque femme a en elle la Femme Sauvage. Mais la Femme Sauvage, comme la nature sauvage, comme l’animal sauvage, est victime de la civilisation. La société, la culture la traquent, la capturent, la musellent, afin qu’elle entre dans le moule réducteur des rôles qui lui sont assignés et ne puisse entendre la voix généreuse issue de son âme profonde. Pourtant, si éloignées que nous soyons de la Femme Sauvage, notre nature instinctuelle, nous sentons sa présence. Nous la rencontrons dans nos rêves, dans notre psyché. Nous entendons son appel. C’est à nous d’y répondre, de retourner vers elle dont nous avons, au fond de nous-mêmes, tant envie et tant besoin.

De par sa double tradition de psychanalyste et de conteuse, Clarissa Pinkola Estés nous aide à entreprendre la démarche grâce à cet ouvrage unique, parcouru par le souffle d’une immense générosité. A travers les  » fouilles psycho-archéologiques  » des ruines de l’inconscient féminin qu’elle
effectue depuis plus de vingt ans, elle nous montre la route en faisant appel aux mythes universels et aux contes de toutes les cultures, de la Vierge Marie à Vénus, de Barbe-Bleue à la Petite Marchande d’allumettes. »

Ne comptez pas le dévorer d’une traite, c’est impossible !
On le lit par petits bouts, de préférence quand on est fatigué, triste, déçu, ou mélancolique. Il apporte réconfort et apaisement.

Il faut que je vous dise

Il faut que je vous dise

Il faut que je vous dise

Un livre poignant et sensible sur la vie et la mort, sur le manque de l’autre et la solitude. Peut-on dire la vérité en toutes circonstances ?

La quatrième de couverture :
Quentin est malheureux et brisé. Marianne, son amour de toujours, vient de mourir. Comment l’annoncer à leurs deux enfants et survivre à cette perte douloureuse ? Une idée extraordinaire jaillit dans sa tête. Normal me direz-vous quand on est un grand magicien comme lui, qui met alors en place toutes les astuces possibles et imaginables pour cacher l’absence de Marianne. Mais ce mensonge d’amour, aussi terrible que cruel, l’aidera t-il à surmonter cette terrible épreuve et à continuer à vivre ? Et surtout comment va-t-il s’y prendre auprès des enfants ? Continuer à faire semblant et leur mentir ou bien accepter la vérité et leur révéler l’indicible ? Parviendra-t-il enfin à faire son deuil ? Il faut que je vous dise est un sujet délicat fait de tendresse et de sensibilité. Tout en douceur, Marie nous entraîne dans un tourbillon d’émotions où les mondes réels et imaginaires se frôlent avec finesse et pudeur. Un livre à la fois poignant et sensible sur la vie et la mort, sur le manque de l’autre et la solitude.

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Quelques témoignages de lecteurs – je les ai découverts par hasard sur google, j’en fus touchée plus que je ne saurais le dire. Seulement il n’y avait pas de signature. Dommage. Je vous les livre avec une pointe de fierté, je l’avoue.

« Hier soir, j’ai terminé le roman de Marie Souffron « il faut que je vous dise » et, lorsque la dernière page s’est éteinte, j’ai dû le garder quelques instants entre mes mains, tellement je ne pouvais m’en détacher. »

« Tout en douceur, Marie nous entraîne dans un tourbillon d’émotions où les mondes réels et imaginaires se frôlent avec finesse et pudeur. Un livre à la fois poignant et sensible sur la vie et la mort, sur le manque de l’autre et la solitude. »

« Je viens de lire « il faut que je vous dise » de Marie Souffron édité par Laura Mare.
Je ne me souviens pas avoir été emportée si loin par un livre (cela fait pourtant plus de 30 ans que je suis immergée dans la lecture). Le thème est classique mais l’auteure nous fait plonger dans le monde des enfants avec une réalité étonnante dans un univers de rêves. En lisant ce livre, vous remontez le temps, vous comprenez vos chagrins d’enfants, vous auscultez vos chagrins de parents, d’homme, de femme.

573e93e9 Tous les thèmes sont abordés avec une telle sensibilité que tout devient simple, clair.
Ce roman, je ne l’oublierai jamais, il a ouvert des portes qui ne se refermeront plus, il invite à une réflexion poussée sur le deuil, l’amour, la vieillesse, l’enfance.
Malgré la gravité des thèmes abordés, c’est un roman qui se lit d’une traite, vous ne pouvez et n’avez envie de sauter aucune page, besoin de lire chaque mot, de s’en imprégner, chaque nouvelle page est une découverte.
La trame du roman ne retombe jamais, et, à mon avis, Marie a réussi là un roman exceptionnel du début à la fin. »

Le fil invisible

Le fil invisible

Le fil invisible

Le fil invisible fut mon premier roman. Je l’ai écrit la nuit, le seul moment où J’avais du temps. Mon style d’écriture a évidemment évolué au cours des années, mais cette histoire me tient à cœur et je serais heureuse de la partager avec vous, et surtout de recevoir vos commentaires…

Présentation de l’éditeur
Parfois, un fil invisible semble relier entre eux certains êtres humains. Ainsi qualifie-t-on parfois le lien qui unit une mère et son enfant, celui qui se tisse entre deux amants ou entre deux inconnus qui, au milieu d’une foule et sans raison apparente, entament tout à coup une discussion qui leur semble n’avoir jamais été interrompue. La force de ce lien est telle qu’on dit qu’il arrive parfois à dépasser les frontières de l’espace et les limites ultimes de la mort, mais ce sont bien sûr ceux qui restent qui professent ces idées. Léa élève seule Jean, son fils unique, autiste, agé de sept ans. Un soir d’hiver, Jean échappe à la vigilance de Léa. Au terme d’une errance effrayée dans la neige, il est renversé, et tué sur le coup, par un chauffard.

Si nous avons des mots pour décrire ceux qui ont perdu un parent, un mari, une épouse, nous n’en avons aucun pour dire l’horreur de l’absence de l’enfant qu’on a porté. Alors, pour sortir de sa dépression, Léa se met en chasse de celui qui a pris la vie de son enfant. Les mois passent et la quête de Léa ne la mène nulle part. Le hasard lui fait croiser la route de Victor, un écrivain à succès qui vient de publier un livre centré autour d’accidents de la route, et ce roman la fascine par la résonance qu’il provoque en elle. Subjuguée par cet homme doux et cultivé qui lui fait la cour, Léa renaît peu à peu à la vie. Celle-ci tisse pour Léa de nouveaux fils, qui se tendent parfois avec une puissance incommensurable, pour le meilleur comme pour le pire. Ce que nous appelons ‘amour’ n’est-il pas une des formes les plus évoluées de la vie ?

Une promesse de Sorj Chalandon

C’est l’histoire d’une prodigieuse amitié et de liens sacrés entre des hommes et des femmes émouvants de simplicité. C’est aussi l’histoire d’un amour immense entre un homme et une femme. C’est un mélange subtil et bouleversant de dignité, de droiture, de fidélité, d’attention, de respect, de serment, de parole donnée, de deuil non fait.
Une promesse entre sept amis, pour tenter de déjouer la plus grande des peurs : la mort.
Au fil de la lecture, je m’en suis posé des questions, quand j’ai fait la connaissance de Fauvette et d’Etienne, ce vieux couple que l’amour n’a pas déserté. Puis petite à petit, de tous les habitants du coin qui viennent chacun à leur tour chez eux, font le tout de la maison, allument la lumière, parlent fort, font le tour du jardin, dressent la table… Mais chut… Je n’en dirai pas plus…
Juste, ce récit fut pour moi un véritable cadeau, pour ses phrases si belles d’émotion, d’originalité, si belles qu’il me fallait les relire.
Une histoire poignante. Une idée excellente !

La quatrième de couverture:
Nous sommes en Mayenne, une maison à l’orée d’un village. Tout est silencieux, les volets fermés et la porte close.
Nuit et jour pourtant, sept amis en franchissent le seuil. Les uns après les autres, chacun son tour et chacun sa tâche. S’accomplit ainsi le serment de sept âmes vives à deux âmes sombres : la parole donnée pour retarder le deuil.
Voici l’histoire d’un mystère et d’une fraternité.

Crime et châtiment de Fiodor Dostoïevski

Un jour, dans le cadre d’une formation à l’INA, on m’a demandé de lire « Crime et châtiment » de Dostoïevski. Vous pensez, un pavé d’à peine sept cents pages, j’en fus horrifiée ! Seulement, me croirez-vous, je l’ai ouvert pour ne plus le lâcher jusqu’à la dernière ligne ! Je suis incapable de vous décrire toutes les sensations que j’ai ressenties à cette lecture, cependant, je vais tenter de m’en rapprocher :
Quel talent, quelle maîtrise, sont les mots qui me viennent ! J’ai tremblé au fil des pages qui m’ont révélé un Raskolnikov bouleversant de folie pure, mais aussi d’humanité douloureuse. Un chef d’œuvre et bien plus que cela : une histoire intense et inoubliable. A lire et à relire. « Crime et châtiment » est un monument de la littérature pour ses prouesses en qualités d’écriture, mais aussi pour la profondeur de la réflexion qu’il nous livre.

Mon petit résumé :
Raskolnikov, étudiant désœuvré et rêveur solitaire, vit dans la misère des bas-fonds de Saint-Pétersbourg. Sa sœur est sur le point d’épouser un rustre pour aider sa famille. Il décide alors, pour la sauver de ce mariage malheureux, d’assassiner une vieille usurière afin de lui voler son pécule…
Mais son acte criminel ne se déroule pas comme prévu : certes il tue l’usurière, mais incidemment, il supprime aussi sa sœur. De surcroît, le butin est beaucoup plus maigre qu’il l’avait imaginé. Perturbé, il rentre chez lui et sombre dans une fièvre délirante. Il se croyait surhomme et découvre brutalement qu’il n’est qu’un homme. Hanté par les meurtres qu’il a commis, le jeune homme adopte un comportement incohérent et il se rend à plusieurs reprises chez le juge Porphyre, éveillant ainsi les soupçons de celui-ci, qui arbore dés lors, pour le confondre, une approche psychologique agitatrice et totalement actuelle. Car bien qu’il soit convaincu de la culpabilité de Raskolnikov, il ambitionne d’obtenir de lui des aveux complets.
Raskolnikov fait alors la connaissance de Sonia, une jeune prostituée qui vend son corps pour faire face à la misère de son foyer. Auparavant, Raskolnikov tentait de dominer par son mépris ce genre de personne ; à ce moment, il est ému par la générosité et la bienveillance de Sonia. Il lui confesse son crime, et elle le pousse à se livrer à la justice. Il est alors condamné à la déportation en Sibérie.