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Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estés

Si je devais conseiller un seul livre, ce serait celui-là.
Dans une autre vie, j’ai dû l’acheter, le prêter, l’offrir, puis le racheter, pour le re-prêter et à nouveau l’offrir une bonne douzaine de fois. Un tel livre, les femmes se l’échangent, le font circuler, comme un cadeau de reconnaissance. Un cadeau d’initiation à un savoir précieux. Aujourd’hui il m’en reste un exemplaire, et je me le garde. Cependant, je vous le recommande chaleureusement : c’est de mon livre de chevet dont je vous parle.

Je pense sincèrement que toutes les femmes devraient lire ce livre à un moment de leur vie. Et tous les hommes aussi d’ailleurs. Curieusement, il soulage ses lecteurs. Clara Pinkola Estes est une fabuleuse conteuse. Les images qu’elle nous livre sont extrêmement fortes, elles apprennent à mieux se souvenir de ses rêves… à se rapprocher du soi instinctuel féminin, « la femme sauvage » que des siècles de civilisation ont essayé de changer, de faire taire, d’aliéner. Chacun de ses contes est un passage vers la connaissance de soi.
Chaque lecture nous ouvre à un nouveau point de vue.

La quatrième de couverture :
« Chaque femme porte en elle une force naturelle riche de dons créateurs, de bons instincts et d’un savoir immémorial. Chaque femme a en elle la Femme Sauvage. Mais la Femme Sauvage, comme la nature sauvage, comme l’animal sauvage, est victime de la civilisation. La société, la culture la traquent, la capturent, la musellent, afin qu’elle entre dans le moule réducteur des rôles qui lui sont assignés et ne puisse entendre la voix généreuse issue de son âme profonde. Pourtant, si éloignées que nous soyons de la Femme Sauvage, notre nature instinctuelle, nous sentons sa présence. Nous la rencontrons dans nos rêves, dans notre psyché. Nous entendons son appel. C’est à nous d’y répondre, de retourner vers elle dont nous avons, au fond de nous-mêmes, tant envie et tant besoin.

De par sa double tradition de psychanalyste et de conteuse, Clarissa Pinkola Estés nous aide à entreprendre la démarche grâce à cet ouvrage unique, parcouru par le souffle d’une immense générosité. A travers les  » fouilles psycho-archéologiques  » des ruines de l’inconscient féminin qu’elle
effectue depuis plus de vingt ans, elle nous montre la route en faisant appel aux mythes universels et aux contes de toutes les cultures, de la Vierge Marie à Vénus, de Barbe-Bleue à la Petite Marchande d’allumettes. »

Ne comptez pas le dévorer d’une traite, c’est impossible !
On le lit par petits bouts, de préférence quand on est fatigué, triste, déçu, ou mélancolique. Il apporte réconfort et apaisement.