Dans les bois éternels de Fred Vargas

Je vous présente aujourd’hui mon auteure de policier française préférée !

Nous retrouvons le fameux protagoniste Jean-Baptiste Adamsberg de Fred Vargas, avec une enquête d’épouvante qui lui file entre les doigts, mais qui le passionne. Une ombre qui ne le lâche pas, mais a t-il envie qu’elle le lâche ? Une religieuse chez lui. Un nouveau lieutenant qui ronge son frein en attendant d’avoir sa peau, mais qu’il ne peut s’empêcher d’admirer pour sa bravoure et son courage.

Ce dixième roman de « l’auteure française du policier », comme j’aime à la définir, est de moins en moins policier, et de plus en plus décalé. Je suis bien incapable de vous raconter l’intrigue, mais pour faire court, la lecture de ce rompol vous révélera quelques meurtres, quelques profanations de tombes, l’éviscération de deux cerfs et l’émasculation d’un pauvre chat ! Euh, s’il vous plaît, oubliez-moi pour les détails ! Et puis, si vous vous interrogez sur ce mot : « rompol », il s’agit d’un genre romanesque quasiment créé par Fred Vargas elle-même.

Bizarrement, j’ai découvert, au fil de cette lecture, qu’il y a un os dans le groin du porc, qu’il y a un os dans la verge du chat, et qu’il y a un os dans le cœur du cerf.

En quoi ce nouveau savoir peut m’être utile ? Je ne sais pas, mais c’est fondamental pour l’aboutissement de l’histoire !

Le résumé du livre :
Envisager de raconter un roman de Fred Vargas frise le ridicule, aussi se contentera-t-on de dire qu’ici, comme dans Sous les vents de Neptune, Adamsberg est confronté à des résurgences de son passé qui le déstabilisent fortement. L’enquête qu’il mène sur la mort de deux gars qui se sont fait trancher la gorge à la Porte de la Chapelle le remet en présence d’Ariane Lagarde, la médecin légiste à laquelle il s’était opposé quelque vingt-cinq ans auparavant. Un de ses nouveaux collaborateurs ne semble pas particulièrement l’apprécier, ce qui le perturbe d’autant plus que ce lieutenant Veyrenc de Bilhc est béarnais comme lui, originaire du village voisin du sien.
Enfin Camille, dont il a eu un fils, qu’il garde régulièrement, semble voguer vers de nouvelles amours et s’être affranchie de leur liaison passionnelle pour glisser vers des relations amicales, qui ne lui conviennent absolument pas…

La quatrième de couverture :
« Des fois, ça me gratte. Ca me gratte sur mon bras manquant, soixante-neuf ans plus tard. A un endroit bien précis, toujours le même, dit le vieux […].
Ma mère savait pourquoi : c’est la piqûre de l’araignée. Quand mon bras est parti, je n’avais pas fini de la gratter. Alors elle me démange toujours. […]
C’est tout simple, c’est que le sentiment n’a pas fini sa vie. […] Et si on meurt avant d’avoir fini sa vie, c’est pareil. Les assassinés continuent à traîner dans le vide, des engeances qui viennent nous démanger sans cesse. »
Se pourrait-il que le commissaire Adamsberg coure après une ombre ?

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