Elle s’appelait Sarah de Tatiana de Rosnay

Un tout petit garçon enfermé dans un placard attend, avec une totale confiance, le retour de sa sœur, jusqu’à mourir de faim, et de soif, et de solitude.

Une fillette de 10 ans est hantée par l’idée de son petit frère mort enfermé au fond d’un placard dont elle seule détient la clef.

Ces deux images fortes sont en moi et reviennent régulièrement à ma mémoire, n’importe quand, sans prévenir… Je n’oublierai pas le calvaire de Sarah, ni celui subit par toutes ces familles juives.

Je ne sors pas indemne de cette lecture. C’est tout simplement impossible !

Sarah regrette d’avoir enfermé Michel, puis elle regrette de ne pas avoir su ou pu le sauver. Mais n’est-ce pas lui qui l’a sauvée, elle ? En lui insufflant la force et le courage nécessaires pour survivre, pour s’évader, pour survivre encore ? Le remords l’a rongée tout le long de son existence. Elle a cependant donné la vie à un fils, William, puis Julie, la journaliste touchée par son histoire, laisse naître, de son côté, une autre petite Sarah…

Un récit magnifique, écrit à deux voix : celle du passé, puis celle du présent, en alternance.

Voilà.
Bonne lecture à qui prendra ce livre !

Le résumé du livre (source : mediafilm.ca) :
2009. Julia s’apprête à emménager dans le spacieux appartement du Marais que possède la famille de son mari depuis plus de soixante ans. Alors qu’elle enquête sur la rafle du Vel d’Hiv pour les besoins d’un reportage, Julia découvre que le grand-père de son conjoint a pris possession dudit appartement en 1942, dans les semaines qui ont suivi l’événement. 1942. Les gendarmes débarquent chez les Starzynski. Dans l’urgence, la jeune Sarah ordonne à son petit frère Michel de se cacher dans l’armoire encastrée dans un des murs de leur chambre. Elle verrouille la porte et garde la clé en lui promettant de revenir. Conduite au Vélodrome d’Hiver puis dans un camp, Sarah ne pense qu’à aller secourir Michel. Lorsqu’elle parvient à s’échapper, elle trouve refuge chez un couple de cultivateurs. Des décennies plus tard, Julia tente de découvrir ce qu’il est advenu de Sarah Starzynski.

La quatrième de couverture :
Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.

Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv.

Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie va changer à jamais.

Elle s’appelait Sarah, c’est l’histoire de deux familles que lie un terrible secret, c’est aussi l’évocation d’une des pages les plus sombres de l’Occupation.

Un roman bouleversant sur la culpabilité et le devoir de mémoire, qui connaît un succès international, avec des traductions dans trente-quatre pays.

Dans les bois éternels de Fred Vargas

Je vous présente aujourd’hui mon auteure de policier française préférée !

Nous retrouvons le fameux protagoniste Jean-Baptiste Adamsberg de Fred Vargas, avec une enquête d’épouvante qui lui file entre les doigts, mais qui le passionne. Une ombre qui ne le lâche pas, mais a t-il envie qu’elle le lâche ? Une religieuse chez lui. Un nouveau lieutenant qui ronge son frein en attendant d’avoir sa peau, mais qu’il ne peut s’empêcher d’admirer pour sa bravoure et son courage.

Ce dixième roman de « l’auteure française du policier », comme j’aime à la définir, est de moins en moins policier, et de plus en plus décalé. Je suis bien incapable de vous raconter l’intrigue, mais pour faire court, la lecture de ce rompol vous révélera quelques meurtres, quelques profanations de tombes, l’éviscération de deux cerfs et l’émasculation d’un pauvre chat ! Euh, s’il vous plaît, oubliez-moi pour les détails ! Et puis, si vous vous interrogez sur ce mot : « rompol », il s’agit d’un genre romanesque quasiment créé par Fred Vargas elle-même.

Bizarrement, j’ai découvert, au fil de cette lecture, qu’il y a un os dans le groin du porc, qu’il y a un os dans la verge du chat, et qu’il y a un os dans le cœur du cerf.

En quoi ce nouveau savoir peut m’être utile ? Je ne sais pas, mais c’est fondamental pour l’aboutissement de l’histoire !

Le résumé du livre :
Envisager de raconter un roman de Fred Vargas frise le ridicule, aussi se contentera-t-on de dire qu’ici, comme dans Sous les vents de Neptune, Adamsberg est confronté à des résurgences de son passé qui le déstabilisent fortement. L’enquête qu’il mène sur la mort de deux gars qui se sont fait trancher la gorge à la Porte de la Chapelle le remet en présence d’Ariane Lagarde, la médecin légiste à laquelle il s’était opposé quelque vingt-cinq ans auparavant. Un de ses nouveaux collaborateurs ne semble pas particulièrement l’apprécier, ce qui le perturbe d’autant plus que ce lieutenant Veyrenc de Bilhc est béarnais comme lui, originaire du village voisin du sien.
Enfin Camille, dont il a eu un fils, qu’il garde régulièrement, semble voguer vers de nouvelles amours et s’être affranchie de leur liaison passionnelle pour glisser vers des relations amicales, qui ne lui conviennent absolument pas…

La quatrième de couverture :
« Des fois, ça me gratte. Ca me gratte sur mon bras manquant, soixante-neuf ans plus tard. A un endroit bien précis, toujours le même, dit le vieux […].
Ma mère savait pourquoi : c’est la piqûre de l’araignée. Quand mon bras est parti, je n’avais pas fini de la gratter. Alors elle me démange toujours. […]
C’est tout simple, c’est que le sentiment n’a pas fini sa vie. […] Et si on meurt avant d’avoir fini sa vie, c’est pareil. Les assassinés continuent à traîner dans le vide, des engeances qui viennent nous démanger sans cesse. »
Se pourrait-il que le commissaire Adamsberg coure après une ombre ?

La ligne de partage de Nicholas Evans

Je suis sensible aux histoires narrées par Nicolas Evans, ses sujets sont toujours brillants et ils me captivent à coup sûr, comme le fameux « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux ». J’ai lu avec un plaisir certain « Le cercle des loups » et « Le cœur des flammes », deux autres magnifiques romans dont je ferai de prochaines chroniques.

On dit « on choisit ses amis, pas sa famille »

Ce récit nous montre cependant à quel point les liens familiaux sont solides, et comment ils nous construisent, ou nous détruisent.

Il s’agit ici de l’histoire d’une famille unie. Deux adultes qui s’aiment. Deux enfants choyés, dans une famille aimante.

Malheureusement, malgré cet amour mutuel, les parents ne communiquent pas quand cela ne va pas. Ils s’emmurent chacun dans leurs silences, avec toutes leurs bonnes raisons… Et c’est ce mutisme qui brise la famille, entraînant un de leur membre, la jeune Abbie, dans une dérive telle qu’elle aboutit à sa mort, tout simplement. (rassurez-vous, je ne dévoile rien, c’est dit dés le début)

Il n’y a rien de plus tragique ni de moins naturel que de perdre un enfant, ça, je l’ai déjà écrit quelque part… Les gens de cette histoire saignent – dedans, et dehors – Le sang coule. Le leur, et celui des autres. Et ceux qui restent ne seront plus jamais les mêmes.

On entre doucement dans l’univers de cette famille, on se laisse porter par les événements, on comprend, on compatit, on va jusqu’au bout… On imagine à quel point cela pourrait nous arriver. Je vous le confie : j’ai pleuré sur les pages de ce livre.

Le résumé d’Albin Michel
Entre passions et désirs, espoirs et illusions perdues : il y a toujours une ligne de partage…
Un corps encastré sous la glace d’un torrent du Montana. C’est tout ce qu’il reste d’Abbie Cooper, recherchée dans tous les États-Unis pour meurtre et actes « d’éco-terrorisme ». Comment la jeune fille a-t-elle trouvé la mort ? Quelle dérive a pu entraîner l’enfant choyée d’une famille aimante à une fin aussi tragique ? Des rues de New York aux majestueuses Montagnes Rocheuses, La Ligne de partage nous entraîne dans l’histoire d’une famille brisée par la trahison, essayant désespérément de retrouver le bonheur enfui.
Dix ans après L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, le grand retour de Nicholas Evans avec un roman puissant, épique, véritable thriller du cœur humain

Flying,-Bridger-Bowl,-Montana

La quatrième de couverture
Deux skieurs hors-piste dévalent les pentes du Montana. Alors que l’un d’eux fait une chute et tombe dans un ravin, ils retrouvent le cadavre d’une jeune femme, pris dans la neige et la glace. Il s’agit d’Abbie Cooper, en cavale depuis trois ans après avoir été accusée de meurtre. Ses parents, divorcés, sont appelés par le shérif de la ville pour venir à Missoula récupérer le corps pour les funérailles. Nicholas Evans remonte alors le temps, et l’on découvre peu à peu l’histoire d’Abbie, celle de ses parents et de son frère, Josh. Un cocktail de drames, d’histoires d’amour difficiles, de crises de l’adolescence, de chevauchées dans les montagnes, crinières flottant au vent, avec au bout du compte le deuil puis l’apaisement. Si Le partage des passions n’est pas de la graine de best-seller, cela y ressemble bigrement !

Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estés

Si je devais conseiller un seul livre, ce serait celui-là.
Dans une autre vie, j’ai dû l’acheter, le prêter, l’offrir, puis le racheter, pour le re-prêter et à nouveau l’offrir une bonne douzaine de fois. Un tel livre, les femmes se l’échangent, le font circuler, comme un cadeau de reconnaissance. Un cadeau d’initiation à un savoir précieux. Aujourd’hui il m’en reste un exemplaire, et je me le garde. Cependant, je vous le recommande chaleureusement : c’est de mon livre de chevet dont je vous parle.

Je pense sincèrement que toutes les femmes devraient lire ce livre à un moment de leur vie. Et tous les hommes aussi d’ailleurs. Curieusement, il soulage ses lecteurs. Clara Pinkola Estes est une fabuleuse conteuse. Les images qu’elle nous livre sont extrêmement fortes, elles apprennent à mieux se souvenir de ses rêves… à se rapprocher du soi instinctuel féminin, « la femme sauvage » que des siècles de civilisation ont essayé de changer, de faire taire, d’aliéner. Chacun de ses contes est un passage vers la connaissance de soi.
Chaque lecture nous ouvre à un nouveau point de vue.

La quatrième de couverture :
« Chaque femme porte en elle une force naturelle riche de dons créateurs, de bons instincts et d’un savoir immémorial. Chaque femme a en elle la Femme Sauvage. Mais la Femme Sauvage, comme la nature sauvage, comme l’animal sauvage, est victime de la civilisation. La société, la culture la traquent, la capturent, la musellent, afin qu’elle entre dans le moule réducteur des rôles qui lui sont assignés et ne puisse entendre la voix généreuse issue de son âme profonde. Pourtant, si éloignées que nous soyons de la Femme Sauvage, notre nature instinctuelle, nous sentons sa présence. Nous la rencontrons dans nos rêves, dans notre psyché. Nous entendons son appel. C’est à nous d’y répondre, de retourner vers elle dont nous avons, au fond de nous-mêmes, tant envie et tant besoin.

De par sa double tradition de psychanalyste et de conteuse, Clarissa Pinkola Estés nous aide à entreprendre la démarche grâce à cet ouvrage unique, parcouru par le souffle d’une immense générosité. A travers les  » fouilles psycho-archéologiques  » des ruines de l’inconscient féminin qu’elle
effectue depuis plus de vingt ans, elle nous montre la route en faisant appel aux mythes universels et aux contes de toutes les cultures, de la Vierge Marie à Vénus, de Barbe-Bleue à la Petite Marchande d’allumettes. »

Ne comptez pas le dévorer d’une traite, c’est impossible !
On le lit par petits bouts, de préférence quand on est fatigué, triste, déçu, ou mélancolique. Il apporte réconfort et apaisement.

Il faut que je vous dise

Il faut que je vous dise

Il faut que je vous dise

Un livre poignant et sensible sur la vie et la mort, sur le manque de l’autre et la solitude. Peut-on dire la vérité en toutes circonstances ?

La quatrième de couverture :
Quentin est malheureux et brisé. Marianne, son amour de toujours, vient de mourir. Comment l’annoncer à leurs deux enfants et survivre à cette perte douloureuse ? Une idée extraordinaire jaillit dans sa tête. Normal me direz-vous quand on est un grand magicien comme lui, qui met alors en place toutes les astuces possibles et imaginables pour cacher l’absence de Marianne. Mais ce mensonge d’amour, aussi terrible que cruel, l’aidera t-il à surmonter cette terrible épreuve et à continuer à vivre ? Et surtout comment va-t-il s’y prendre auprès des enfants ? Continuer à faire semblant et leur mentir ou bien accepter la vérité et leur révéler l’indicible ? Parviendra-t-il enfin à faire son deuil ? Il faut que je vous dise est un sujet délicat fait de tendresse et de sensibilité. Tout en douceur, Marie nous entraîne dans un tourbillon d’émotions où les mondes réels et imaginaires se frôlent avec finesse et pudeur. Un livre à la fois poignant et sensible sur la vie et la mort, sur le manque de l’autre et la solitude.

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Quelques témoignages de lecteurs – je les ai découverts par hasard sur google, j’en fus touchée plus que je ne saurais le dire. Seulement il n’y avait pas de signature. Dommage. Je vous les livre avec une pointe de fierté, je l’avoue.

« Hier soir, j’ai terminé le roman de Marie Souffron « il faut que je vous dise » et, lorsque la dernière page s’est éteinte, j’ai dû le garder quelques instants entre mes mains, tellement je ne pouvais m’en détacher. »

« Tout en douceur, Marie nous entraîne dans un tourbillon d’émotions où les mondes réels et imaginaires se frôlent avec finesse et pudeur. Un livre à la fois poignant et sensible sur la vie et la mort, sur le manque de l’autre et la solitude. »

« Je viens de lire « il faut que je vous dise » de Marie Souffron édité par Laura Mare.
Je ne me souviens pas avoir été emportée si loin par un livre (cela fait pourtant plus de 30 ans que je suis immergée dans la lecture). Le thème est classique mais l’auteure nous fait plonger dans le monde des enfants avec une réalité étonnante dans un univers de rêves. En lisant ce livre, vous remontez le temps, vous comprenez vos chagrins d’enfants, vous auscultez vos chagrins de parents, d’homme, de femme.

573e93e9 Tous les thèmes sont abordés avec une telle sensibilité que tout devient simple, clair.
Ce roman, je ne l’oublierai jamais, il a ouvert des portes qui ne se refermeront plus, il invite à une réflexion poussée sur le deuil, l’amour, la vieillesse, l’enfance.
Malgré la gravité des thèmes abordés, c’est un roman qui se lit d’une traite, vous ne pouvez et n’avez envie de sauter aucune page, besoin de lire chaque mot, de s’en imprégner, chaque nouvelle page est une découverte.
La trame du roman ne retombe jamais, et, à mon avis, Marie a réussi là un roman exceptionnel du début à la fin. »

Le fil invisible

Le fil invisible

Le fil invisible

Le fil invisible fut mon premier roman. Je l’ai écrit la nuit, le seul moment où J’avais du temps. Mon style d’écriture a évidemment évolué au cours des années, mais cette histoire me tient à cœur et je serais heureuse de la partager avec vous, et surtout de recevoir vos commentaires…

Présentation de l’éditeur
Parfois, un fil invisible semble relier entre eux certains êtres humains. Ainsi qualifie-t-on parfois le lien qui unit une mère et son enfant, celui qui se tisse entre deux amants ou entre deux inconnus qui, au milieu d’une foule et sans raison apparente, entament tout à coup une discussion qui leur semble n’avoir jamais été interrompue. La force de ce lien est telle qu’on dit qu’il arrive parfois à dépasser les frontières de l’espace et les limites ultimes de la mort, mais ce sont bien sûr ceux qui restent qui professent ces idées. Léa élève seule Jean, son fils unique, autiste, agé de sept ans. Un soir d’hiver, Jean échappe à la vigilance de Léa. Au terme d’une errance effrayée dans la neige, il est renversé, et tué sur le coup, par un chauffard.

Si nous avons des mots pour décrire ceux qui ont perdu un parent, un mari, une épouse, nous n’en avons aucun pour dire l’horreur de l’absence de l’enfant qu’on a porté. Alors, pour sortir de sa dépression, Léa se met en chasse de celui qui a pris la vie de son enfant. Les mois passent et la quête de Léa ne la mène nulle part. Le hasard lui fait croiser la route de Victor, un écrivain à succès qui vient de publier un livre centré autour d’accidents de la route, et ce roman la fascine par la résonance qu’il provoque en elle. Subjuguée par cet homme doux et cultivé qui lui fait la cour, Léa renaît peu à peu à la vie. Celle-ci tisse pour Léa de nouveaux fils, qui se tendent parfois avec une puissance incommensurable, pour le meilleur comme pour le pire. Ce que nous appelons ‘amour’ n’est-il pas une des formes les plus évoluées de la vie ?